vendredi 13 septembre 2013

Improvisation toujours, radical jusqu’aux racines les plus enfouies.


Fauna  Paul Stapleton & Simon Rose pfMENTUM CD074
http://www.pfmentum.com/PFMCD074.html
Un grand disque de free music aussi bon, aussi chercheur et aussi rageur qu’à l’époque FMP INCUS RING etc…. mais follement actuel… !  Paul Stapleton joue d’un étonnant Bonsaï sound sculpture (BoSS) et Simon Rose souffle dans ses saxophones baryton et alto avec une énergie et sens des harmoniques de première. Le BoSS est , je cite, « a portable modular musical instrument (Paul Stapleton & Neil Fawcett 2010) combining a repurposed turntable, DIY electronics, amplified metallic percussion and strings ». Le duo nous offre une musique free sans concessions, une aventure sonique partagée et sublimée. Après une première écoute, on en redemande. La musique de Paul Stapleton évoque avec le plus grand bonheur l’univers sonore et ludique du légendaire Hugh Davies (l’ouverture de Felt) . Cela dit, cette remarque ne m’empêche pas de me plonger avec délectation dans les échanges de ce duo infernal. C’est de la musique improvisée du meilleur tonneau ou du meilleur crû , que vous préfériez soit l’enveloppe sonore ou sa qualité initrinsèque immanente tout au long des improvisations flamboyantes enregistrées lors d’un concert berlinois.  Simon Rose s’enflamme en faisant barir son baryton dans les graves graveleux. La respiration circulaire est utilisée pour transformer le son, glissandi dans les harmoniques, sens du détail et capacité à souffler au bord du silence ou à faire exploser son instrument. Son partenaire a, lui, une solide imagination pour faire parler son installation. La parfaite indépendance des deux improvisateurs et leur capacité à jouer dans des registres contrastés en coordonnant les efforts stimulent l’écoute de tous (auditeurs et musiciens), poussant les deux artistes à s’envoler dans leur recherche insatiable. Les grands écarts d’inspiration se rejoignent dans des convergences magiques et presqu’inespérées. Un duo véritablement remarquable. Pas mal de grands noms de la musique improvisée « libre » ne jouent pas mieux et sont moins passionnnants. Donc, si vous aimez la musique improvisée libre véritable et sans aprêts, découvrez ces deux artistes et leur magnifique FAUNA.


PS : Courez écouter aussi le Schmetterling de Rose en solo au baryton (NotTwo) et son Procession à l'alto (FMR), indispensables et bien sûr Badland - Society of Spectacle (Emanem) avec SH Fell et Steve Noble.


IST Berlin Rhodri Davies - Simon H Fell – Mark Wastell Confront CCS 18

Punkt Und Linie (31:35) IST Harp : Rhodri Davies Double Bass : Simon H.Fell  Mark Wastell : violoncello. Recorded by Hrolfur Vagnsson at Total Music Meeting Podewil Berlin 01.11.2001 Mastered by Simon H Fell.

Lorsqu’il m’a envoyé cet album, Simon H Fell m’avait signalé qu’il aimait participé à des expériences musicales les plus extrêmes, parmi les quelles ce trio IST labellisé alors « London New Silence ». Il citait aussi le duo Descension avec le guitariste noise destroy Stefan Jaworzyn et le trio SHF (Alan Wilkinson / Paul Hession / Simon H Fell) , coupable lui d’un album intitulé The Horrors of Darmstadt sur le label Shock du même Jaworzyn. Leur Bogey’s enregistré il y a 20 ans est devenu un classique de la transe « free » jusqu’auboutisto- brötzmaniaque intelligente. 
La musique du cédé Berlin est l’intégrale d’un concert qui fit date dans l’évolution de la mouvance « réductionniste » berlinoise et partagea le public de manière presque schismatique. Un extrait du concert avait été publié dans Audiology par le label a/l/l . Le titre Point et Ligne se réfère à l’épure sèche qu’évoque cette musique à l’espace (de silences) qui vibre entre chaque point et chaque ligne. Cela dit, cela reste ludique et imprévisible. Les musiciens ne jouent pas au hasard (*), mais chacun suit une logique, réagit à l’écoute en anticipant ou retenant un geste sonore. Différents niveaux d’activité et de dynamique se conjuguent avec une belle précision et une véritable intension. Des événements sonores surgissent de la vibration d’objets dans les cordes de la harpe ou de frottements d’archets diversifiés. Des pizzicatos au bord du silence ou un coup bref  mezzoforte suivi d’un frottement non mesuré ou d’une harmonique éthérée rentrent dans un jeu subtil de contrastes et de correspondances. La qualité du silence qui les entourent ou les séparent et les infimes nuances d’un  jeu à peine audible (16ème et 17ème minutes) concourent à souligner les caractéristiques du son acoustique. Leur univers se déplace vers un dénouement « complexe » stylisé à la vingtième minute comme si l’interaction de l’improvisation libre (l’école Phil Wachsmann John Russell Radu Malfatti  des années 80) était disséquée, toute exubérance écarté.  Certains sons semblent être électroniques mais sont produits acoustiquement : par exemple, un doigt humide frotte la surface de la caisse de résonance d’un instrument avec un bruit strident. Un excellent enregistrement très représentatif d’un état d’esprit et de l’évolution de la scène britannique et internationale.
Aussi, cet album est plus qu’un document, car ces artistes ont le talent nécessaire pour sublimer leur direction musicale et atteindre un niveau de plaisir d’écoute véritable et répété.
Pour info, ce même trio augmenté de Derek Bailey et du virtuose de claquettes Will Gaines figurent dans le CD Company in Marseille / Incus, album produit par Bailey himself.

Evan Parker Barry Guy Paul Lytton Live At Maya Recordings Festival No Business NBCD55
Evan Parker, Barry Guy, Paul Lytton - “Live at Maya Recordings Festival”
Du jazz libre de la plus haute volée par un trio légendaire en activité depuis trente ans. De leur expérience de pionniers incontournables de l’improvisation libre radicale, ces trois musiciens superlatifs apportent une qualité d’écoute, d’interaction, de développement des idées et un sens de l’exploration … (je m’arrête) à nulle autre pareille. La multiplicité foisonnante des rythmes / pulsations libérés, magnificente, n’a pratiquement aucun équivalent, sauf chez un Cecil Taylor. C’est en quelque sorte une musique issue de l’expérience du jazz (libre) et de l’improvisation totale à son point d’intersection le plus risqué et le plus fascinant. La virtuosité extrême du trio est complètement assumée dans la construction de la musique, aussi spontanée que profondément réfléchie. Ayant déjà écouté tous les albums précédents du trio, je ne me lasse pas de leur présent dernier, car Parker, Guy et Lytton insufflent une nouvelle dimension supplémentaire. Epoustouflant et profondément attachant. Une mention spéciale à Paul Lytton, un percussionniste d’exception, trop sous-estimé.

Tony Oxley 1975 Incus 63
Des sessions inédites de Tony Oxley pour ses 75 ans. Improvisateur radical peu documenté, Oxley été souvent sollicité comme batteur par John Mc Laughlin, Bill Evans, Paul Bley, Cecil Taylor, Tomas Stanko, Bill Dixon, Gerd Dudek et Rob Van den Broeck après avoir été le batteur-maison du légendaire Ronnie Scott’s.  Dans cet album produit par Incus, le label de feu Derek Bailey qu’il avait co-fondé en 1970 avec Evan Parker et le guitariste, on trouve un quartet noisy avec Derek Bailey, Pat Thomas et Mat Wand datant de 1993. Des archives de 1977 avec un duo avec Paul Rutherford, un trio « électronique » en compagnie du violoniste Phil Wachsmann et du guitariste Ian Brighton et un solo de percussion amplifié. A cette époque, les improvisateurs britanniques exploraient de la manière la plus radicale les limites entre le son musical et les bruits, les formes musicales par la pratique de l’improvisation. Cette démarche sublimait au-delà des avancées des Cage, Stockhausen et Cecil Taylor réunies avec une totale absence de prétention. Les trois plages de 1977 avec Rutherford (7:19), avec Wachsmann et Brighton (14:15) et en solo (5:54) poursuivent la démarche documentée dans Incus 8 « Tony Oxley » ( les solos de percussions amplifiées et électroniques) et Incus 18 « February Papers ». Les quatres protagonistes transforment leurs instruments avec une utilisation low-fi de l’électronique qui préfigure de développements apparus par la suite dans d’autres scènes expérimentales. Si on reconnaît le style discrètement vocalisé du trombone de Rutherford, il est impossible de deviner de quel instrument  jouent les trois autres larrons car l’aspect électronique est prépondérant et la virtuosité est volontairement remisée au vestiaire. Oxley torture les métaux et on en entend quasi exclusivement les manipulations électroniques.  Brighton et Wachsmann avaient d’ailleurs un malin plaisir à se prêter à l’expérience au point qu’il est impossible de distinguer qui fait quoi au delà des crépitements, frottements, glissandi et manipulations instrumentales. Oxley a expliqué qu’il a été influencé par la guitare de Derek Bailey (comme on l’entend dans son premier album solo Incus 2 de 1971, sans doute). On trouve une inspiration similaire chez Hugh Davies et Paul Lytton.          A l’époque, ces musiciens s’échangeaient les trouvailles mutuellement et collectivement. Le solo se termine par un ostinato grinçant qui provient de grincements répétés  sur la surface d’une cymbale démultipliés avec des moyens électroniques. Je regrette que mon écoute a été perturbée par des défauts digitaux de ma copie dans deux des morceaux. Le quartet avec Derek Bailey est excellent et agréablement ludique, pour ne pas dire relativement farfelu / excentrique,  surtout par rapport aux deux autres albums de ce groupe publiés par Jazzwerkstatt et Incus avec une qualité sonore laissant à désirer. Certains passages sont carrément désopilants dans les croisements interactifs et attirent irrésistiblement l’oreille. Par exemple, Pat Thomas avec ces échantillonages et ces doigtés délirants au piano. C’est joué avec le plus grand sérieux musical sans l’esprit de sérieux. Pour ces raisons et la rareté des plages de 1977, ce compact Incus est à recommander tout spécialement.


Garden of Water and Light Neil Metcalfe Guillaume Viltard Daniel Thompson FMRCD341-0812

Enregistré avec soin à la Shoreditch Church en décembre 2011, la reproduction de cette musique dans un compact est un exploit à cause de l’acoustique très particulière de cette église historique située près de la City et dont le jardin accueille les tombes de compagnons de théâtre de Shakespeare. La flûte de Neil Metcalfe distille des nuances infinies, ce musicien discret et taciturne étant un des vrais poètes de la scène musicale londonienne. On l’a entendu en disque et concert avec John Stevens, Lol Coxhill, Roger Smith, Tony Marsh, Evan Parker, John Rangecroft et Paul Dunmall, musiciens qui ne tarissent pas d’éloge sur la musicalité exceptionnelle de leur collègue.   En compagnie du contrebassiste Guillaume Viltard et du guitariste Daniel Thompson, il trace les contours merveilleux d’un jardin d’eau et de lumière, titre de la suite improvisée (27 :05) qui constitue le corps central de ce beau disque. Une conclusion heureuse est concentrée dans les neuf minutes finales d’un set improvisé avec ferveur et précision. Les pincements décalés de Daniel Thompson sollicitent les registres adéquats qui rencontrent les écarts microtonaux infimes mais superbement expressifs du flûtiste. Le génial Robert Dick pourra nous épastrouiller avec ces extraordinaires feux d’artifices, personne d’autre ne nous régalera avec cette distance, cet écart réaliste et fabuleusement subtil de Neil Metcalfe avec les tonalités. Il faut une oreille exercée pour en goûter toutes les nuances. On dira de même des frottements d’archets de Guillaume Viltard dont les intentions racontent une histoire. Rarement entendu des gars sachant vraiment jouer au ralenti de cette manière (19' et suivantes) . Un très beau disque qui vous entraînera à rêver. De l’air de chambre, la force de la délicatesse.


Adhesives and Grout Adam Bohman & If Bwana  BromBron 18

Enregistré par Al Margolis a/k/a If Bwana à Extrapool à Nijmegen en juillet 2010, Adhesives and Grout est une remarquable réalisation sonique improvisée avec une plage de mots parlés, une des spécialités d’Adam Bohman à la quelle se prête avec bonheur If, Bwana. Les deux artistes sont crédités : Prepared violin, home-made eleven stringed instrument, objects including wine and beer glasses, metal fork, wood, plastics, glass etc… (Bohman) ; clarinet, voice, glockenspiel, guitar (If, Bwana) et sur, OXO Triple A, Hey, Adrian Northover et son sax soprano. Superbement enregistré, Adhesives nous fait découvrir un univers bruissant d’une grande poésie. L’auditeur aura de la peine à identifier la source instrumentale des sons produits par le duo et qui s’interpénètrent souvent comme s’il n’y avait qu’un seul musicien. Il y a donc une véritable cohérence que ce soit avec les frottements et manipulations improbables des objets de Bohman (plastiques, verres, peignes, brosses, carrelages, fourchette, boîtes, couvercles, cordages etc…) et le glockenspiel à l’archet d’If, Bwana ou sa clarinette. Le graphisme de la pochette cartonnée, composé des titres - tirés par les cheveux ! – est exquis et augure bien cette excellente collaboration. Sans doute une des plus belles réalisations mettant à la fois en valeur Adam Bohman  et If, Bwana. C’est d’ailleurs avec une certaine insistance que Bohman m’en a confié une copie pour que je l’écoute : il avait bien raison.

Seedy Boy Alan Wilkinson sax alto & baryton et voix Download Bruce Finger’s http://brucesfingers.bandcamp.com/album/seedy-boy 
Seedy Boy cover art
Produit par son camarade Simon H. Fell sur Bruce Finger’s le label de ce dernier et enregistré il y a plus de 20 ans, Seedy Boy est le manifeste témoignage d’un saxophoniste qui allie l’expressionnisme avec une véritable intelligence de jeu. L’exercice solitaire de l’improvisation renforce et rend indiscutable chez Wilkinson  l’authenticité et la profonde sincérité de cet artiste. 4 PM est une improvisation vocale où notre souffleur fait valoir des ressources inouïes de la voix humaine et fait preuve d’imagination. Dans Seedy Boy (14:37), il commence par alterne interventions vocales au-delà des possibilités et un jeu d’alto qui survole et virevolte au travers des multiples facettes de son jeu comme s’il imaginait une course d’obstacle avec une belle fantaisie. La fantaisie étant une qualités prépondérante des improvisateurs qu’on réécoute (Bailey, Rutherford, Coxhill, Van Hove). Remettant sans cesse en question les acquits, refusant l’évidence dans une quête permanente, Alan Wilkinson assume complètement l’acte d’improviser au-delà de l’idiome « free-jazz », catégorie dans laquelle une oreille distraite voudra le ranger. In Memoriam concrétise avec un beau lyrisme sa connaissance profonde et écartée du jazz auquel il tord finalement le coup  dans une succession de rengorgements saturés, de staccatos vibrés et de vocalises. Cet album est une excellente introduction à l’univers du trio HWF, soit Alan Wilkinson, Simon H Fell et Paul Hession. HWF transcende complètement la formule sax / contrebasse / percussion par une osmose organique des trois compères et une urgence aussi expressive que réfléchie qui n’a rien à envier au meilleur trio de Peter Brötzmann. A suivre.

Porridge Diplomacy  Ensemble Tryp-Tik  Adam Bohman Adrian Northover Catherine Pluygers. wwwtriptik.org.uk

Ces trois musiciens se sont rencontrés dans le London Improvisors Orchestra, il y a une dizaine d’années, et ont rassemblé leurs  expériences et leurs intérêts musicaux dans un trio décoiffant, excentrique et atypique. Musique contemporaine et classique pour la hautboïste Catherine Pluygers, jazz contemporain et compositions modernes pour le saxophoniste soprano Adrian Northover et le do-it-yourself from scratch pour les objets amplifiés d’Adam Bohman. Ces trois pôles constituent le gros des références musicales de base de l’improvisation libre avec l’imagination en prime, la quelle est une seconde nature chez ces trois improvisateurs. Les deux souffleurs mêlent leurs souffles avec une réelle empathie et , première constatation, Adrian a le bon goût instinctif de faire sonner son soprano de manière à ce que son timbre, son articulation et sa résonnance se marient avec la sonorité et les volutes du hautbois, instrument nettement malléable que le saxophone. Les deux souffleurs sont confrontés au capharnaüm sonique en provenance de la table d’Adam Bohman, couverte des objets amplifiés les plus hétéroclites, trouvés dans les fins de brocante ou sur la décharge, par le truchement des microcontacts collés sur la surface de la table. Le côté low-fi est accentué par le vieil ampli de guitare 20W bon marché. L’interaction entre les musiciens fonctionne à plusieurs niveaux, le fil mélodique des souffleurs semble hétérogène face à la cuisine bruissante du délirant objétiste, une personnalité réellement et complètement surréaliste. Ses collages graphiques qui ornent pochettes de CD’s et affiches du Horse Club l’illustrent à merveille. Ces trois artistes sont aussi différents qu’ils se complètent dans un synchronisme décalé et une empathie insoupçonnée au premier abord. Il y a un courant au sein de l’impro londonienne qui consiste à marier la chèvre et le chou dans des assemblages improbables. Terry Day, Steve Beresford, Phil Wachsmann, Lol Coxhill ont été coutumiers du fait, laissant l’esprit de sérieux à leurs collègues germaniques et français. Cela dit, Porridge Diplomacy  se compose de 18 pièces entre cinquante secondes pour les plus courtes et 3 ou 4 minutes pour les plus longues. Les titres improbables sortent tout droit de l’imagination de Bohman qui est aussi un poète qui utilise l’art de la découpe et le collage des mots dans un télescopage sémantique on ne peut plus british. D’ailleurs lors d’une distribution de chocolat après un concert londonien, et voulant offrir un chocolat aux feuilles de menthe au plus « british » des improvisateurs présents, l’assemblée m’a désigné Adam Bohman comme étant celui-là. Ex-cen-tri-que, sans ostentation et avec la plus confondante simplicité. En sabir belge brusseleir, Adam est le « king du brol » parfait. Cannibal magnetism, Furlong, Compression Mode, Talcum Chowder, Varicose Lane, Luggage Daffodils and Tungsten  défilent avec un aplomb et un naturel inimitable entraînant les souffleurs à se dépasser au point qu’on oublie qui joue du hautbois ou du soprano et lequel des deux instruments / instrumentistes intervient… en se calant sur les ponctuations des bruitages de Bohman. Le jeu de Catherine Pluygers fait preuve d’une souplesse et d’une fluidité inventive qui demande une technique haut de gamme, sans que cela ne sente l’effort et l’exploit. Une invention naturelle et organique. Adrian Northover maîtrise le sax soprano avec une réelle maîtrise dans les multiphoniques et les doigtés croisés. Pour ces trois musiciens attachants, l’improvisation , l’écoute et l’expression de leurs singularités musicales est un art de vivre, joyeusement oublieux de l’exégèse esthétiquante de bazar.
 J-M VS praticien improvisateur vocaliste

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